Tout connaître de la filière lentille en France

Surfaces, rendement, atouts agronomiques, difficultés… En 2021, l’Interprofession a réalisé un diagnostic complet de la filière de la lentille en France auprès de 13 coopératives et négoces. Découvrez-en les principaux enseignements.

Après avoir été délaissée, la lentille est de nouveau plébiscitée par les consommateurs. Sensible aux aléas climatiques, elle doit faire face à des verrous techniques qu’il faut résoudre par des investissements collectifs et une mobilisation globale des acteurs. Le diagnostic réalisé par Terres Univia fait ainsi état des atouts de la culture et de ses débouchés autant que de ses difficultés.

Des surfaces en augmentation

La volonté de diversifier les cultures et un contexte de prix favorable ont dynamisé les surfaces de lentilles. Celles-ci sont passées de 17 200 ha en 2015 à 34 900 ha en 2021, même si elles ont connu un léger repli en 2019 et 2020 en raison des mauvaises conditions climatiques et sanitaires.


 
Des rendements variables

Les rendements varient selon les bassins de production, les modes de production et les années mais peuvent aller jusqu’à 25 q/ha, par exemple dans l’Est.


 

Des avantages agronomiques…mais des freins au développement de la culture

Cette légumineuse présente l’avantage de ne pas avoir besoin d’apports azotés car la plante utilise l’azote de l’air. Son insertion dans une rotation permet de rompre avec le cycle des maladies et des ravageurs des cultures principales.
Néanmoins, au vu de la taille restreinte du marché de la lentille, la recherche est limitée, et donc cette culture ne dispose que de peu de solutions chimiques et de variétés. La bruche de la lentille, en particulier, est un ravageur pour lequel aucun traitement efficace n’est actuellement disponible. Néanmoins, les acteurs économiques se mobilisent pour améliorer la performance de la culture depuis l’augmentation des surfaces.

Une collecte contractualisée et un conditionnement nécessaire

Environ 20 000 tonnes de lentilles ont été collectées en 2020. La collecte engage, chaque année, une soixantaine de coopératives et de négoces.
La qualité de la lentille est gérée par des collecteurs, puis par des conditionneurs, ce qui constitue l’une des spécificités des légumes secs.
Pour être commercialisées, les lentilles doivent avoir un taux d’humidité de 14 à 16% et ne pas avoir de graines endommagées, d’impuretés ni d’insectes vivants. Un important travail de tri est alors nécessaire par les collecteurs et les conditionneurs.

Retrouvez la synthèse complète du diagnostic de la filière lentille

 

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